Paris Romantique (c) Pierre Antoine
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Pourquoi "Paris Romantique" est l’exposition incontournable du moment ?

Le Petit Palais réunit plus de 600 œuvres pour dresser le portrait de la vie parisienne artistique et culturelle entre 1815 et 1848, autrement dit durant les années passionnantes de la période romantique. Focus sur cette exposition indispensable !

Littérature, peinture, arts décoratifs, sculpture, musique : toutes les disciplines sont concernées par l’effervescence culturelle du Romantisme. Pour en évoquer l’ampleur et le foisonnement, le Petit Palais se transforme et propose une scénographie immersive, qui fait passer le visiteur du Palais Royal aux Grands Boulevards, avec un détour par Notre-Dame de Paris et les Tuileries.

L’idée ? Faire revivre aux visiteurs de 2019 une journée typique de la première moitié du XIXème siècle.

 

Parce qu’on se plonge dans l’imaginaire collectif d’un Paris ancien, typique

Exposition "Paris Romantique" (c) Pierre Antoine

Il y a cinq ans, le Petit Palais explorait le Paris de 1900, année de l’Exposition Universelle. Rappelez-vous : le musée guidait les visiteurs à travers un parcours organisé en pavillons, où architectures Art Nouveau et peintures signées Cézanne ou Renoir côtoyaient l’invention flambant neuve du cinématographe.

 

Cette année, le Petit Palais continue son exploration du Paris ancien en remontant à la chute de Napoléon en 1815, et en allant jusqu’à la révolution de 1848.

Vêtements

L’évocation est complète : côté architecture, de larges vues de la ville sont présentées – on s’attarde volontiers sur une maquette du Palais Royal, dont les arcades ont inspiré la scénographie immersive.

Côté mode, des costumes, des chaussures et des chapeaux donnent un bel aperçu des habits portés par les dandys et les élégantes qui se baladaient en ville.

 

Paris Romantique

Et pour la musique, on croise les portraits des compositeurs ; Liszt, Berlioz et Chopin !

Aussi, le menu d’un restaurant est exposé pour donner une idée des goûts gastronomiques de l’époque.

Quant aux goûts littéraires, ils sont notamment abordés à travers la figure de Victor Hugo et de son succès Notre-Dame de Paris (1831).

 

Parce qu’on peut y admirer des pièces d’exception de musées de la Ville de Paris

Arie Johannes Lamme, Atelier de l’artiste Ary Scheffer, rue Chaptal, 1851, huile sur bois, Paris, Musée de la Vie romantique Photo Musée de la Vie Romantique/Roger-Viollet

Arie Johannes Lamme, Atelier de l’artiste Ary Scheffer, rue Chaptal, 1851
Photo Musée de la Vie Romantique/Roger-Viollet

Si l’exposition est si riche, c’est grâce aux nombreux prêts dont elle a bénéficié ; du musée du Louvre et des Arts Décoratifs notamment, mais surtout des musées Carnavalet et du Palais Galliera, actuellement fermés pour travaux.

Ceux-ci documentent respectivement les domaines de l’urbanisme et de la mode, et enrichissent l’exposition de pièces rares.

Etienne Bouhot : "Le jardin et le palais des Tuileries vus du Quai d'Orsay"

Etienne Bouhot, Le jardin et le palais des Tuileries vus du Quai d’Orsay,
1813, huile sur toile, Salon de 1814, Paris, Musée Carnavalet
Photo Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Le musée Carnavalet a par exemple prêté la maquette du Palais Royal évoquée précédemment, ainsi que la vue panoramique "Le jardin et le palais des Tuileries vus du Quai d’Orsay", réalisée en 1813 par le peintre Étienne Bouhot.

Elle présente un aperçu que l’on connaît bien, vu de l’emplacement actuel du musée d’Orsay. Le paysage n’a pas beaucoup changé !

Robe d'été, vers 1845 (c) Palais Galliera

Robe d'été, vers 1845 (c) Palais Galliera

Quant au Palais Galliera, on lui doit entre les autres pièces de mode présentées dans l'exposition, la ravissante "Robe d’été, en une seule pièce ras du cou, manches pagodes longues, jupe à fronces avec une ceinture", conçue vers 1845. De jolis motifs floraux se déploient sur les longs plis de la jupe, et le torse est souligné par un voile brodé.

Une création qui confirme les standards de la mode pendant la période romantique entre la figure de l'élégante pour les femmes et celle du dandy pour les hommes.

Parce qu’on revit l’ambiance du célèbre Salon de peinture et de sculpture

Exposition "Paris Romantique : 1815-1848"

Épicentre de la création contemporaine du XIXème siècle, le Salon attirait les foules et les journalistes, et passionnait le tout Paris. Le Petit Palais le fait aujourd’hui revivre en réunissant une sélection de peintures et de sculptures qui y avaient été présentées mais en reproduisant cette installation si typique où les œuvres foisonnaient sur les murs du sol au plafond.

La variété était de mise et les peintres Chassériau, Delacroix et Ingres se côtoyaient malgré leurs fondamentales différences de style.
L’exposition Paris Romantique reprend cette scénographie si particulière – à mille lieues des salles minimalistes d’aujourd’hui –, et réactive cette emblématique expérience artistique… Ici, le regard se balade à la façon des visiteurs du XIXème siècle !

 

En savoir plus sur l'exposition

Affiche Paris Romantique