Sérénissime

Venise en fête de Tiepolo à Guardi

  • Musée : Musée Cognacq-Jay, le goût du XVIIIe siècle
  • Auteur(s) : Rose-Marie Herda-Mousseaux, conservateur du patrimoine, directrice du musée Cognacq-Jay ; Benjamin Couilleaux, conservateur du patrimoine au musée Cognacq-Jay
  • Exposition : Sérénissime !
  • histoire
  • Format du livre : portrait
  • Nombre de pages : 176
  • Nombre d'illustrations : 80
  • Dimensions : 18 x 24 cm
  • ISBN : 978-2-7596-0342-8
  • Prix public : 29,90€
  • Disponible
couverture de l'édition

Curieux paradoxe que la Venise du XVIIIe siècle : alors que sa puissance politique, économique et territoriale s’est considérablement réduite depuis la Renaissance, elle connaît un formidable âge d’or culturel. Comme pour conjurer son déclin, elle multiplie les fêtes et célébrations.

Loin d’être de purs divertissements oisifs, ces festivités correspondent à une véritable mise en scène de la Sérénissime République, dans une dimension politique et religieuse. Venise consacre son attachement au culte catholique comme au pouvoir aristocratique par de grandes réjouissances dans les lieux emblématiques de la ville, de la place Saint-Marc au Grand Canal.

Mais, plus encore que la régate ou le mariage de Venise avec la mer, c’est le carnaval qui consacre Venise comme un lieu de plaisirs. Remontant aux premiers siècles de la ville, il peut durer presque la moitié de l’année au XVIIIe siècle ! S’y presse une foule masquée et costumée qui s’exhibe dans les lieux publics ou bien fréquente des endroits plus intimes tel le ridotto et ses jeux de hasard.

Les célébrations publiques, pour l’arrivée de dignitaires étrangers notamment, donnent également lieu à des fêtes spectaculaires. La cité de pierre et d’eau se mue alors en véritable scène de théâtre, avec ses embarcations bigarrées qui encombrent les canaux et ses apparats aussi inventifs qu’éphémères.

À côté des illustres peintres tels Tiepolo, Guardi ou Longhi qui immortalisent ces évènements, la Venise du XVIIIe siècle voit prospérer un monde de la scène d’une vivacité inouïe. Alors qu’Antonio Vivaldi initie le concerto de soliste et crée de nombreuses oeuvres lyriques, Carlo Goldoni invente la comédie italienne moderne. Musique, théâtre mais aussi opéra sont progressivement joués dans des lieux dédiés, dont le plus célèbre reste sans conteste la Fenice, inaugurée en 1792.

C’est cette atmosphère de fête, d’apparat, d’amusements et de légèreté que cet ouvrage veut restituer.

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