Le retour de chasse de Diane

Diane, déesse antique de la vie sauvage, constitue le sujet de plusieurs créations de Boucher. Cette œuvre, où Diane se repose avec ses compagnes, servait initialement de dessus-de-porte. À l’origine de forme chantournée pour s’encastrer dans une boiserie, la toile a été agrandie au rectangle à une date inconnue, afin de devenir un tableau de chevalet. Avec trois autres compositions aujourd’hui à la Wallace Collection de Londres et au County Museum de Los Angeles, elle formait une série destinée probablement à l’ornement d’un hôtel particulier. Boucher a particulièrement accentué la nature décorative de l’œuvre, en privilégiant les teintes froides et les courbes dynamiques. Les corps souples et tactiles des jeunes femmes, d’un érotisme suave et subtil, appartiennent pleinement au langage naturaliste du maître. De même, on admirera la nature morte, placée à gauche près de la signature, comparable à celles de Jean-Baptiste Oudry, un ami de Boucher.