Pot-pourri

Pot-pourri en forme d'éléphant

Au milieu du XVIIIe siècle, le goût rocaille favorise la fantaisie et, sous son influence, des thèmes et des animaux exotiques apparaissent dans les arts décoratifs : des éléphants, des rhinocéros, des léopards, des lions, des dromadaires présentent de petites boîtes ou portent sur leurs dos des cadrans de pendules, quand ils ne sont pas simplement ornementaux. En Saxe, à la manufacture de Meissen, deux artistes : Johann-Joachim Kaendler et Peter Reinicke s'inspirent de l'art chinois et donnent les modèles à partir desquels sont exécutés des moules permettant de tirer ces objets. L'éléphant du musée Cognacq-Jay, très pacifique, porte, en guise de palanquin, un vase pot-pourri. Comme la plupart des groupes reproduisant des modèles d'après J-J Kaendler, il a été monté à Paris ; ainsi, il repose sur une terrasse de style rocaille d'où jaillit un arbre de bronze doré aux fleurs de porcelaine. La monture ajourée du vase permettait aux odeurs de se répandre dans l'atmosphère.